Paris Print Fair imprime sa marque

Katsushika Hokusai (1760-1849), Salle Sazai au temple des cinq cents Arhats (de la série des Trente-Six Vues du Mont Fuji). Gravure sur bois originale, 25 x 36 cm. Vienne, galerie bei der Oper. Photo service de presse. © galerie bei der Oper
En parallèle de la Semaine du dessin, la Paris Print Fair continue à gagner en importance au fil des années. Cette quatrième édition qui réunit vingt-cinq galeries (dont douze internationales) propose aux amateurs d’estampes une sélection d’œuvres d’une grande variété.
Organisée par la Chambre Syndicale de l’Estampe, du Dessin et du Tableau, la Paris Print Fair est devenue un rendez-vous annuel incontournable pour les professionnels comme pour les amateurs. Dans le magnifique cadre du réfectoire du couvent des Cordeliers, vingt-cinq galeries présentent des estampes réalisées par les plus grands maîtres, de Dürer à Picasso. En cette quatrième édition, Goya est particulièrement mis à l’honneur, aussi bien par la galerie Palau Antiguitats (Barcelone) qui expose un spectaculaire Paysage avec chute d’eau, que par la galerie Helmut H. Rumbler (Francfort) qui propose des scènes de corrida et plusieurs éditions de la série des Caprices.
Francisco de Goya y Lucientes (1746-1828), Paysage avec chute d'eau, vers 1920, deuxième état.Estampe sur papier vergé, 16,5 x 28,2 cm. Barcelone, Palau Antiguitats. Photo service de presse. © Palau Antiguitats
Estampes japonaises et créations contemporaines
L’art de l’estampe japonaise est toujours aussi apprécié, en particulier grâce à la galerie Christian Collin (Paris) et à la galerie bei der Oper (Vienne) qui fait découvrir cette année la délicate Salle Sazai au temple des cinq cents Arhats de Hokusai. Parmi les mouvements artistiques mis en avant par la Paris Print Fair, les écoles bretonnes et surtout l’école de Pont-Aven se font remarquer grâce à la galerie Stéphane Brugal (Pont-l’Abbé) qui a sélectionné des feuilles d’Henri Rivière et de Mathurin Méheut.
Carl Moser (1873-1939), Marché aux poissons, troisième état, 1924. Gravure sur bois originale, 40,4 x 48 cm. Vienne, galerie bei der Oper. Photo service de presse. © galerie bei der Oper
La création contemporaine occupe naturellement une place de choix. La galerie Document 15 (Paris) expose des feuilles d’Érik Desmazières, d’Astrid de La Forest et de Jean-Baptiste Sécheret.
La Paris Print Fair accueille cette année six nouvelles galeries. Pour sa première participation, la célèbre galerie Claude Bernard (Paris), spécialisée en art moderne et contemporain, présente des œuvres de Maurice Estève, Jean Messagier, Sam Szafran et David Hockney.
Deux galeries néerlandaises
Deux exposants viennent des Pays-Bas. Den Otter Fine Arts (Rotterdam) met en valeur des estampes de Cornelis Troots et de Frans Floris, et surtout La Vierge avec l’Enfant emmailloté de Dürer, tandis que Juffermans Fine Arts (Utrecht), spécialisé en estampe moderne et contemporaine, montre des feuilles de Matisse et Picasso, mais aussi de Kees van Dongen. Férue de dessins et d’estampes du XVIe au XVIIIe siècle, la galerie Nicolaas Teeuwisse (Berlin) propose une sélection soulignant la virtuosité technique de Ribera ou encore de Gerrit Pietersz avec Le Repos pendant la Fuite en Égypte. Venue de New York, la marchande d’art Pia Gallo, reconnue pour son expertise en dessins et estampes du XVIe au XIXe siècle, dévoile notamment une eau-forte de Degas représentant Nathalie Wolkonska et un Nu de dos exécuté à la pointe-sèche par Berthe Morisot. Enfin, l’univers poétique et onirique cher à la galerie Saphir (Paris et Dinard) se révèle avec des œuvres rares, comme La Dame des mers, xylogravure de Paul Émile Colin.
Albrecht Dürer (1471-1528), La Vierge avec l’Enfant emmailloté, 1520. Gravure, 14,2 x 9,6 cm. Rotterdam, Den Otter Fine Arts. Photo service de presse. © Den Otter Fine Arts
« Paris Print Fair 2025 », du 27 au 30 mars 2025 au couvent des Cordeliers, 15 rue de l’École de Médecine, 75006 Paris. www.parisprintfair.fr